08/07/2007

Tour de France: l’épopée 2007 commence

Le Tour exprime et libère les Français à travers une fable unique où les impostures traditionnelles (psychologie des essences, morale du combat, magisme des éléments et des forces, hiérarchie des surhommes et des domestiques) se mêlent à des formes d’intérêt positif, à l’image utopique d’un monde qui cherche obstinément à se réconcilier par le spectacle d’une clarté totale des rapports entre l’homme, les hommes et la Nature.

Roland Barthes, Mythologies, Seuil, 1970


C’est parti ! Comme chaque été, le Tour de France se lance sur les routes de France (et d’Europe). Comme chaque été, derrière les volets en tuile de millions de salons, les écrans de télévision vont s’animer des exploits et souffrances de 189 cyclistes.

Vous, vous êtes peut-être en train de vous dire : « Regarder pédaler des types à la télé ? Très peu pour moi ».

Et pourtant. Je vous assure, c’est passionnant.

Les équipes, leurs équilibres, l’évolution des leaderships, les belles échappées de plaines, le suspens des poursuites, les Alpes, la gestion des forces, les affaissements surprises, les abandons terribles, les stratégies à moyen ou long terme, les tactiques d’étapes et puis les Pyrénées, le dernier contre-la-montre et l’arrivée sur les Champs.

Qui roule comment et quand, pour qui et pour quoi ?

Comme chaque année, je suis prête à relever le défi et tout expliquer à qui voudra y consacrer une après-midi (j’aime pas m’vanter mais en quatre heures, il y a cinq ans de ça, j’ai converti Cal, désormais véritable aficionados). Tiens, je veux bien poser une RTT. L’après-midi du 25 juillet par exemple, dont je présume qu’il sera un grand jour de ce cru 2007. Chaque étape étant comme le chapitre d’un roman dont l’intrigue culmine avec l’altitude des cols, les coureurs (encore en lice) se trouveront ce jour là aux prises avec une géographie homérique. Pensez : un col de 3ème catégorie, deux de 1ère (dont le célèbre Marie-Blanque) et deux Hors Catégorie avec, à la clef, une arrivée sur l’Aubisque. Je vois d’ici le spectacle...

Pronostics (souhaits) 2007

Maillot jaune : Klöden,Valverde, Vinokourov
Classement par équipe : Astana, GCE, CSC

Maillot vert : Mc Ewen, Boonen
Maillot à pois : Rassmussen, Mercado (avec un ptit Français à observer : di Gregorio)
Maillot blanc : Contador, Dekker, Kohl

(Grosse incertitude : les nouveaux commentateurs de France Televisions... pour une fois, je me laisse aller à la nostalgie en repensant à Patrick Chêne et Bernard Thevenet).

06/07/2007

La création du monde racontée par Etta James


I'm gonna tell you, so you'll understand,
Je vais vous raconter, ainsi vous comprendrez,
About how it all got started, how it all began.
comment tout a commencé, comment cela a débuté.
God made the heavens, God made the earth.
Dieu créa les cieux, Dieu créa la terre.
Made a man and a woman out of blood, sweat and dirt.
Il créa l'homme et la femme à partir de sang, de sueur et glaise.
And he looked around the neighbourhood.
Et il regarda les alentours.
And he said to himself: This is good.
Et il se dit : C'est bien.

God made the rivers, and the mountains with his hands.
Dieu créa les cours d'eau, les montagnes avec ses mains.
God made the wind to blow the shifting sands.
Dieu fit souffler le vent des sables changeants.
He put the fishes in the deep blue sea.
Il remplit de poissons la mer profonde et bleu.
Filled up the garden with flowers and the trees.
Il garnit le jardin de fleurs et d'arbres.
And he looked around the neighbourhood.
Et il regarda les alentours.
And he said to himself: This is Good.
Et il se dit : C'est bien.

But the devil, he was jealous,
Mais le diable, qui était jaloux,
Took the apple in his hand.
Prit la pomme dans sa main.
The devil tempted woman, and woman tempted man.
Le diable tenta la femme, et la femme tenta l'homme.
God he mourned, and the tears rolled down his face.
Dieu ressentit un grande tristesse, et des larmes roulèrent sur son visage.
It broke his heart to see his children fall from grace.
Cela lui brise le coeur de voir ses enfants tomber en disgrace.
And on the 7th day, they say God rested, but you know that ain't the truth.
Et au 7ème jour, on raconte que Dieu se reposa, mais vous savez que ce n'est pas la vérité.
Cause on the 7th day, God made the blues.
Car au 7ème jour, Dieu créa le blues.
God made the blues.
Dieu créa le blues.
Etta James - On the 7th Day - Let's Roll (2003)

Quelle diversité pour notre démocratie ?

En début d’année, TNS-Sofres réalisait pour le CRAN une enquête donnant une estimation du nombre de personnes de couleur noire (de plus de 18 ans) en France. On y apprenait également (et ce n’était pas le moindre des enseignements même s’il a été nettement moins médiatisé) que près des deux tiers disaient avoir subi racisme et/ou discrimination au cours de l’année passée.
Au moment de sa sortie, cette étude s'est inscrite dans une polémique lancée peu de temps auparavant sur les statistiques dites « ethniques » (mais aussi religieuses). On compte ? On compte pas ? Avec finalement un avis rendu par la CNIL. Sibyllin. Que peut/doit-on faire ou pas et pourquoi ? Personnellement, j’ai pas tout compris.

De leur côté, ces toutes dernières années, les entreprises se sont montrées de plus en plus intéressées par le « marketing ethnique ». Et des segments de marché semblent se dessiner qui paraissent effectivement « porteurs ».
La grande distribution intègre des linéaires kasher ou halal comme elle fait un rayon bio. L’Oréal complète ses gammes cosmétiques avec des produits pour cheveux crépus ou peaux noires. Mercurochorme met sur le marché des pansements « pour peaux mates et bronzées ».
Mardi dernier, la Société générale annonçait encore le lancement d’une série de produits financiers respectant la loi coranique…

Un des grands débats actuels de notre démocratie est de savoir comment intégrer aux principes et aux valeurs qui la fondent, la diversité des cultures qui s’y développe et contribue à sa richesse.
Dans sa façon de se construire, durant le 19ème et 20ème siècle, la France a fait le choix de procéder par abstraction des différences.
Pour davantage de liberté et d’égalité.
Tout un système institutionnel (éducation, santé etc. etc.) a donc été élaboré selon ce principe, permettant d’émanciper les individus de leur condition naturelle, leur ouvrir le champ des possibles, leur conférer davantage de pouvoir…
C’était une dynamique de modernité, une dynamique de progrès.
Mais c’était aussi une sorte de destruction créatrice qui, aujourd’hui, nous laisse individuellement plutôt content mais collectivement perplexe. Une dynamique qui a fait muter la société et en a sapé des bases connues et reconnues (l'école laïque par ex), et demande à présent à les réinventer.
Parce qu’aujourd’hui, le pouvoir individuel réclame de plus en plus fortement la reconnaissance des identités autrefois transcendées.
Parce que, dans le même temps (et ceci, indépendamment de l’observation précédente), un dangereux écart se creuse entre le rappel incantatoire de valeurs universalistes faisant abstraction des différences et la persistance de discriminations qui en sont la négation.

Alors, plusieurs questions/défis :

Jusqu’où aller dans la reconnaissance à accorder aux identités, aux différences ? (on voit déjà qu’il y a sans doute du boulot sur les termes).

Que vaut l'affirmation des libertés de l'individu si une culture dominante lui dénie tout droit d’expression (sous diverses formes : langue, traditions mais aussi type de consommation) ?

Et comment éviter que l’on ne sacrifie le groupe à l’individu, en fragilisant l'espace public et en exposant le lien social aux dérives communautaristes (même si ce mot est devenu inapproprié par le dévoiement politique dont il est l’objet) ?

05/07/2007

"La musique creuse le ciel"

disait Baudelaire.
S'il en fallait une preuve, je retiendrais probablement ces quelques 8 minutes.



Le trouble saisit dès les premières notes de piano d'Argerich.
L'émotion s'épaissit avec l'arrivée de la flûte.
Et celle du hautbois fait véritablement s'envoler notre âme très très loin au-dessus de notre corps. Dont quelques larmes s'échappent...

Adagio Assai (second mouvement) du Concerto pour Piano en Sol Majeur de Maurice Ravel. Joué par Martha Argerich et l' Orchestre National de France sous la direction de Charles Dutoit (ex-mari d'Argerich) à Francfort le 9 Septembre 1990.
On trouve aussi
cet excellent enregistrement par Martha Argerich avec le Berlin Philharmonic Orchestra dirigé par Claudio Abbado.


04/07/2007

Brèves de resto

Hier soir, Lez et moi sommes allées dans une pizzeria qu'on aime bien, assez populaire, souvent pleine. On y trouve des vieux, des jeunes, des touristes - de l'Anglais au Russe.
Entre deux coups de fourchettes, je n'ai pas pu m'empêcher de relever deux brèves.

Internet n'est pas une question de génération (...mais quand même)
Une retraitée, parlant de sa connexion à une amie tout aussi retraitée : Ce qui est formidable, c'est que j'ai un abonnement pour deux adresses.

Tout est dans le livre
Elle : J'ai un local, si je veux monter une assos
Lui :Tu crées des statuts
Elle : Je crée des statuts. Mais je les trouve où ces statuts? (silence) Il y a des livres à assos ?

Bonus de soirée :
Lez : Tu veux une mousse au chocolat? ou des profiteroles?
Cal : J'aime pas les profiteroles.
(le garçon arrive)
Lez : On va prendre des profiteroles. Une pour deux.
(le garçon repart)
Lez : Tu voulais de la mousse au chocolat?
Cal : C'est très bien les profiteroles.
Lez : C'était peut-être mieux la mousse au chocolat non?
Cal : Je t'aime.

Doute 2 (tout ?)

Cela dit y a (sans doute*) un moment où il faut s'arrêter.

* ça m'a toujours étonnée que "sans doute" veuille précisément dire qu'il y en a un...

Doute : Good news (for me)

Pour douter, il faut être fort.

Pour douter, il faut avoir le pouvoir d'être à deux endroits à la fois dans son esprit.

Triptyque d'écriture


Sensibilité, justesse et rythme.


Rodchenko, Alexandr. Triptyque de monochromes (Bleu pur, Jaune pur et Rouge pur). 1921. Huile sur toile, 62,5 x 52,5 cm pour chaque tableau (tableaux reproduits dans Magdalena Dabrowski et al., Aleksandr Rodchenko, New York, MOMA, 1998, p. 175-175).

Lost in insomnia

J'avais beaucoup aimé Lost in translation de Sofia Coppola (2003) pour le jetlag qui s'insinue jusque dans les perceptions du spectateur lui-même. Anamorphose des sens. Douce fatigue endurante. Sentiments lancinants. Lumière du jour trop blanche...
Comme si l'on était côté de soi et de la réalité de sa vie.

J'ai également beaucoup aimé The Machinist de Brad Anderson (2005). Version aigue et trash de cette anamorphose que tous ceux qui ont déjà eu et re-eu et eu à nouveau des insomnies connaissent bien /redoutent tant.
Quand le temps et l’espace se gondolent. Que les pensées, les souvenirs, idées, images, raisonnements s’accouplent les uns aux autres pour nourrir toujours plus d’obsessions, donner toujours plus d’épouvante à nos angoisses, nos culpabilités et nos paranoïas...

Trevor Reznik (Christian Slater) n'a pas dormi depuis un an. Un an !

03/07/2007

Visuel choc pour J.O. harsh

Ce bandeau de Reporters sans Frontières est celui qui lance la nouvelle campagne internationale Pékin 2008 "pour dénoncer le cynisme des autorités chinoises qui refusent de libérer la centaine de journalistes et cyberdissidents détenus dans le pays et d’améliorer la situation de la liberté d’expression" (dixit leur site).
Le visuel de la campagne France ne manque pas d'humour :Affaire à suivre...

Le bon et les méchants

Il nous est tous arrivé de nous demander ce que cette sale période de l'occupation allemande aurait révélé chez nous. Résistant ? Collabo ? Pétainiste ? Gaulliste ? Première heure ? Dernière minute ?
Ce qu'il y a de bien avec ce deuxième film de Lelouch (1976), c'est qu'on ne saurait dire, in fine, qui est le bon et qui sont les méchants. Les protagonistes se partagent les rôles tour à tour. Bon par opportunisme ou idéologie, méchant par haine ou amour de l'autre (ou idéologie). Pas de héros, ni d'anti-héros. Ni blanc ni noir. Juste en sépia, des motivations complexes donc humaines portées avec une naturelle et subtile épaisseur par des acteurs très justes (Dutronc, Jobert, Cremer, Fossey, Villeret...).

Néocolonialisme

A propos de l'attitude de certains Français débarquant dans son village sénégalais pour y acheter des terres, y bâtir de magnifiques maisons, y trouver des femmes (tout aussi magnifiques) et y vivre la moitié de l'année au soleil, Ami m'a dit :

"C'est facile d'être riche chez les pauvres"
Sic

Le temps au temps...

D'habitude quand je veux quelque chose, j'y mets toute ma volonté, toute mon énergie, toutes mes forces et ce déploiement d'activisme, cet acharnement finit par payer... d'une manière ou d'une autre et je suis même assez douée pour accepter des résultats/conséquences/événements auxquels je n'avais pas forcément pensés au départ. Pourvu que ça avance.
Mon problème, c'est que j'ai tendance à penser que TOUT est question de volonté. Grave erreur.

Ma sophrologue me le répète souvent : ce n'est pas en tirant sur un brin d'herbe qu'il va pousser plus vite... Evidemment, je comprends... mais seulement intellectuellement. J'arrive pas à m'y faire.
Calez Junior tarde à se pointer... et la volonté n'y peut rien.
Seule la patience....

29/06/2007

Fais rouler!

Attention, cette vidéo s'adresse à un public averti, amateur de....

...cigares

28/06/2007

Fanfictions, femslashs, libère ton imagination

Cela fait un bail que je voulais faire un post sur les fanfictions. Qu'est ce qu'une fanfiction : c'est un récit écrit par un fan sur, en général, une série TV, un film ou un série animée. Pour ma part, je m'intéresse plus précisément aux femslashs, récits gays qui joue sur le subtext (je sais, je sais beaucoup de définitions à aller compulser).
A priori les fanfictions, ce ne serait pas de la grande littérature. Et bien je m'inscris en faux ! Il faut chercher, (en même temps quand vous allez dans les rayons de la Fnac ou du Virgin, il faut digger aussi) et aussi lire l'anglais (langue de prédilection des fanfictions). On trouve parfois (et souvent) des perles qui n'ont rien à envier à certaines publications.
Pour vous faire une idée : fanfiction.net, un site anglophone ou vous pourrez trouver des fanfictions de tous genres à tous les ratings (ceux qu'on peut lire aux enfants et d'autres plus érotiques).
Pour celles et ceux qui cherchent plus précisément des femslashs, il y a de nombreuses fanfics sur des séries telles que Xena (Xena/Gabrielle), CSI Les Experts (Catherine/Sara ou Sofia/Sara), Buffy (Tara/Willow), The L Word, South of Nowhere, etc..

Décharge de bonheur

Hier soir
Cal dans la chambre en train de paisiblement lire-au-lit (un verbe en soi pour nous)
Moi dans le bureau, entre brosse à dents et ordinateur

Tout à coup : "Tu sais, quand je suis avec toi, j'ai toujours l'impression que mon âme sourit".

(J'ai immédiatement vérifié : j'étais éveillée et Elle aussi)

27/06/2007

Plus de grasse matinée ?

4h58 du matin
Insomnie commune
Très sérieusement, Cal me dit un truc incroyable :
"Une chose qui me fait vraiment plaisir... c'est que nous ayons arrêté le beurre"
(Finalement, j'étais peut-être la seule éveillée...)

17/06/2007

Do Montebello

Samedi soir, Lez et moi sommes allées dans une cave de jazz, Autour de Midi... et minuit, écouter Do Montebello chanter du jazz do Brazil. Belle voix, belle harmonie, belle entente entre les musiciens, quelques jolies compositions. En écoute : trois titres sur sa page Myspace.

(Piano
: Patrick Favre, Basse : Ricardo Feijão, Percussions : Julio Gonçalves.)

14/06/2007

Charité bien ordonnée

14 juin 2007 : on apprend que le Vatican appelle les catholiques à ne plus soutenir financièrement Amnesty International, en raison du récent engagement de l’organisation de défense des droits de l’homme en faveur de la DEPENALISATION de l’avortement.


DEPENALISATION, même pas LEGALISATION…
Du tréfonds de ma mémoire chrétienne, me revient le mot « charité ». Une des trois vertus théologales avec la foi et l’espérance. La vertu-reine même y paraît. Celle qui parle de l’amour de Dieu et de son prochain.
Ah là là , décidément, la sécularisation et la dérégulation des croyances c’est vraiment compliqué. Parce que donc, Amnesty s’occupe de la charité pendant que la Vatican... fait quoi déjà ?

11/06/2007

Dexter, le générique

Dexter est une série estampillée Showtime - chaîne qui avait déjà défraillé la chronique avec The L Word, sorte de Sex in the City version lesbienne (5ème saison en tournage).
Dans Dexter, le héros est un serial-killer bonhomme dont le père adoptif lui a appris à controler ses pulsions en ne tuant que des méchants. Bref... Dexter est un nouvel exemple de ce que les productions TV rivalisent et/ou sont souvent plus innovantes que les productions Ciné. Pour preuve, le générique de Dexter, petit bijou :

les gentils et les méchants

  • le vétérinaire : c'est souvent les plus gentils qui ont de graves problèmes.
  • moi : il faut être casse-couilles pour s'en sortir alors dans la vie?
P.S. : mon (gentil) chat a un cancer.

06/06/2007

Amy Whinehouse - Rehab

L'album dans son entier est un peu répétitif, mais on peut dire qu'elle a quand même grave le style. Pour en savoir plus sur elle, allez donc voir son site ici.


25/05/2007

Susan Tedeschi

Je sais, je sais, ca fait un bail que je ne suis pas passée. Mais bon, c'est aussi ça la liberté, poster quand on veut. Et là, je veux parler de Susan Tedeschi. On nous rebat les oreilles avec Joss Stone, qui certes est talentueuse. Pourtant dans le genre je chante avec force à la Janis Joplin mais souple à la Bonnie Raitt, La Tesdeschi s'impose là quand même. Je n'ai trouvé qu'un lien potable sur Your Tube. Je vous conseille donc d'aller écouter sur son site Hope and Desire, son dernier album et sa reprise génialissime du tub des Rolling Stones You got the silver.

11/04/2007

La mythologie Segolène Royal

Il ya quelques jours les français ont pu découvrir sur les murs de leurs villes et villages ceci :
Le choix du noir et blanc, le côté vintage années 70 de la pose, le presque sourire Mona Lisien, les deux bandes rouges qui accentuent la dimension iconique du cliché...
Avec cette affiche, Royal crée sa mythologie et, pour reprendre les mots de Barthes à propos de Garbo dont il évoque le "visage-objet", s'offre aux français en présidente-objet.
Alors, prise de risque originale ou parti-pris trop décalé pour une campagne présidentielle?

09/04/2007

Musée des Arts Décoratifs


Musées des Arts Décoratifs de la ville de Paris, visite du 7 avril 2007

07/04/2007

Comment jouer le Blues

Quand j'ai pas le moral, je prends ma souris et je chante le Blues.
Cliquez sur la photo

06/04/2007

Sea Lion Woman version Feist

En écoute : Feist - Sea Lion Woman from The Reminder.
Cette version Electro-Rock est un petit bijou. Pas facile de s'attaquer à ce standard immortalisé par Nina Simone. Et bien, Feist, elle l'a fait!

04/04/2007

La Cité Interdite/The Curse of the Golden Flower

A retenir :

  • Le visage perlé de sueur de Gong Li en Impératrice au bord de la crise de nerf
  • Une superbe scène d'action où des ninjas prennent d'assault une villa isolée au milieu des montagnes
  • L'ambiance étouffante de la cité, qui nous écrase par ses jades, ses paravavents colorés, son choeur qui scandent chaque heure de la journée, tel une mécanique impitoyable
A oublier :
  • Le surnombre de soldats numérisés dans le final
  • Le mauvais Oedipe sauce asiatique - L'Empereur empoisonne l'Impératrice parce qu'elle couche avec son fils aîné, né d'un premier mariage, auquel il a fait croire que sa mère était morte en couches alors que la dite mère a été exilée par le dit Empereur et qu'elle contacte l'Impératrice qui veut monter une révolte avec son second fils pour renverser son époux mais le petit dernier, qui chercher l'admiration de son père, le prévient... Je passe le dénouement où l'aîné découve que sa mère et vivante, rate son suicide, se fait poignarder pour le cadet qui lui est battu à mort par son père, fou de colère tandis que la mère, de plus en plus malade, assiste à l'échec de son fils préféré qui conduit la révolte -

300

Pour l'épure sparte


Contre le clownesque oriental


Le film de Zack Snyder est très agaçant (par ici la bande annnonce.) D'un côté, les Spartes sont beaux, évoquent une esthétique néo-futurisco-hellénique. De l'autre, les Perses sont ridiculement exhubérants... L'arrivée de Xerxès, clouté jusqu'aux joues, sur son char doré, a tout de la gay-pride endiablée. Je précise que je n'ai rien contre la Marche des Fiertés, bien au contraire, mais au milieu d'un péplum futursite, ça fait quelque peu décalé. Bref...
Pas étonnant que certains, salut Libération, surinterprètent le film à l'aune d'une analyse géopolitique profonde : ah ben, ce film il est mauvais parce que c'est évident que le réalisateur, ah ben, il est pro Bush et anti Moyen-Orient.
Je me demande si Snyder a pensé que ce genre de critique pouvait être faite à son film, divertissement de grand écran fait pour engranger des sou-sous, des sous-sous, encore des sou-sous.
Est-ce qu'on peut rappeler que l'image est magnifique et le parti-pris de la narration interéssante (le récit brut d'une bataille).

02/04/2007

Accentus à Pleyel, l'harmonie sans l'émotion

Aller au concert, ca veut dire prendre du plaisir, se délecter de ce qu'on connait déjà sur CD ou apprécier de ce que l'on entend pour la première fois.

Le choeur Accentus s'est fait connaître du grand public, il y a quelques années avec leur album Transcriptions, leur hit restant une arrangement sublime de l'Agnus Dei de Samuel Barber. J'étais ravie donc, samedi soir, d'aller à leur concert, salle Pleyel, pour les écouter chanter. Le programme était celui de leur dernier album Trancriptions II. J'ai passé 1h30 à guetter l'émotion. Pourtant, un choeur d'environ trente chanteurs, il y aurait de quoi vous faire vibrer. Hélas! Même leur inteprétation de l'Hiver de Vivaldi ne décollait pas. Si l'harmonie, la justesse étaient remarquablement présentes, le plaisir restait aux abonnées absents. Les choristes donnaient l'impression de répondre au garde à vous la dirigiste Laurence Equilbey. J'assistais non pas à un concert, mais à une séance de travail, d'enregistrement- ce qui n'était pas faux, le concert était suivi par Radio France et filmé par je ne sais qui (ce qui nous a valu de voir le spectacle toute salle éclairée).
Bref, CD ou concert, il faut choisir... et j'opte pour en rester à la version gravée.